
Du
Bousquet d'Orb à Plaisance, le bassin minier s'étend sur
une vingtaine de kilomètres.
Les premières concessions datent de la fin du XVIIIe siècle, mais les habitants du pays connaissaient depuis longtemps
l'existence du combustible. Ils retiraient des affleurements le charbon
nécessaire à leur chauffage et à la fabrication des
clous. Mais aucun ne connaissait véritablement "l'art et
la manière d'exploiter les mines de Charbon".
Pendant la première moitié du XIXe siècle,
l'industrie minière se développe et fournit les manufactures
des environs : fabriques de drap de Bédarieux et Lodève,
distilleries de l'arrondissement de Béziers, fours à chaux,
savonneries, fonderies. L'écoulement du charbon est limité
par le manque de voies de communication.
A partir de 1858, l'ouverture de la ligne de chemin de fer Béziers-Graissessac
ouvre de nouveaux marchés terrestres et maritimes. Du Second Empire
à la dernière guerre, le bassin minier connaît une
expansion croissante.
En 1946, les mines de Graissessac sont nationalisées et entrent
dans le groupe des Houillères du Bassin des Cévennes.
Mais bientôt, la concurrence des nouvelles sources d'énergie
entraîne la fermeture des mines de fond. A partir de 1962, seule
une exploitation de charbon en « découverte » fonctionne
avec peu d'ouvriers. La région connaît alors une véritable
désertification et un grand marasme économique et social.
Le "Pays Noir" devient "Pays Vert" et
tente une reconversion totale.

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